Welcome ! Bienvenue ! Willkomen !

Les textes présentés ici sont issus de ma culture biologique. Quelques défauts et autres erreurs grammaticales, syntaxiques et/ou orthographiques peuvent, peut-être (sûrement), avoir subsisté ; que voulez-vous, les produits bio sont rarement parfaits mais n'en ont, paraît-il, que plus de saveur...

...

... et puis on se trouve les excuses qu'on peut.

Merci de votre indulgence.


And, for our English speaking friends, this way please : Jeffw's Inn

(Oh ! And this is a literary blog, by the way)


samedi 11 juillet 2009

L'œil était dans la tombe...



Il y a peu, un énergumène, répondant au doux nom de Dandy Kain, débarquait sur un forum que j'aime à fréquenter. Un jeune homme, que, sans que je ne m'explique trop pourquoi, je pris instantanément en grippe... du genre aviaire, voire porcine. Il me provoquait une sorte d'urticaire littéraire (il me filait des boutons), un daltonisme allergique (je voyais rouge).
Il faut dire que notre nouvel ami était du genre prétentieux pédant
à l'inculture crasse, qui ne venait sur des fora littéraires que pour y recaser ses œuvres mort-nées, faisant montre d'une arrogance rare et d'un mépris grossier pour les règles des susdits fora et de l'opinion de quiconque. Car il faut bien comprendre qu'il se considérait comme un Auteur, le Monsieur ; par conséquent, tout ce qu'il faisait était bon, et tout ce que faisaient ou disaient les autres, était de la merde.
Il nous assénait son cocktail de roman d'aventure et de polar
à la banalité de débardeur au mois d'aout, à grands coups d'ignominieuses vomissures de clavier. Un genre dont il s'autoproclamait un expert, ayant au moins déjà lu trois livres (enfin... il était à mi-lecture du troisième, mais, de son propre aveu, il ne lisait pas depuis longtemps...).

Et d'un coup d'un seul, je me suis senti investi d'une mission : j'allais lui montrer comment on faisait !
J'allais lui monter comment écrire, j'allais le battre sur son propre terrain ; et surtout, ne pas être trop subtil dans la démonstration, le garçon ne reconnaîtrait pas le sarcasme si celui-ci venait le gifler à grands coups de dictionnaire.
J'allais lui montrer moi !

Après une douche froide, je me suis bien sûr rendu compte de la présomption de mon attitude.
Je n'avais, à priori, moi non plus, aucune idée de comment ça se faisait le polar d'aventure macho...
Mais bon, j'avais l'idée, alors je me suis lancé.
Et je me suis même beaucoup amusé... j'en oubliais Kaine.
Ma nouvelle flagellatrice et pamphlétaire tournait à la plaisanterie pas bien méchante et au clin d'œil gentil, mais je m'en foutais, j'écrivais de la merde et j'en exultais !
J'étais guéri ! Libéré !!

Voici donc le résultat :




Le Heli's Bar !... Il avait suffit d'une faute sur une enseigne payée au rabais et le nom était resté. Le proprio était instantanément devenu Jake 'Heli' McCunning et l'artiste n'avait jamais peint une autre enseigne... pas avec le nombre de main qu'il lui restait. Faut avouer qu'à défaut de charme, le bar avait une réputation, au-delà de bonne ou mauvaise. C'était le genre d'endroit où on aimait pas les questions ni ceux qui les posaient ; on ne demandait même pas ce qu'il y avait dans les burgers... Et si on ressortait souvent avec du sang sur ses pompes, fallait juste être content que ce n'était pas le sien et d'être encore debout.

Jay entra dans le bouge d'une démarche assurée, comme toujours. Sa silhouette élancée se découpa à peine deux secondes dans l'encadrement de la porte et le soleil encore haut du désert du Nevada. Alors qu'il s'approchait du bar, on pouvait voir sa musculature sèche jouer sous son T-shirt noir, ses biceps tirant sur les coutures de sa veste en cuir. Ses jeans serrés ne laissaient rien à l'imagination non plus, noirs et usés, les intempéries et le soleil leur ayant donné l'apparence et la texture d'une seconde peau. Les rares femelles du lieu, rivèrent leurs yeux sur lui, captivées par son magnétisme animal, sa sensualité brute. Elles pouvaient toutes reconnaître un vrai mâle quand elles en voyaient un et il n'y avait pas plus mâle que Jay.

La salle était déjà peuplée des sales gueules habituelles. Quelque part, un Juke-box braillait les accords de l'original de Highway to Hell (1979, du temps où Bon Scott ne s'était pas encore noyé dans l'alcool...). « De circonstance... », pensa Jay brièvement, un sourire mauvais aux lèvres. Il s'accouda au comptoir, tous ses gestes calculés, avec une précision de combattant, de machine bien huilée... du genre contondante.
Jay trouva le barman sous les néons bariolés qui couvraient le mur du fond. Une nouvelle tête qui se fondait dans le décor. Un physique de barrique, qu'un vieux T-shirt Harley bouffé aux mites avait du mal à couvrir, et des bras couverts de tatouages, apparemment faits par un gamin qui ne savait pas encore colorier dans les lignes. Sa barbe aurait fait chialer un Wookie et il lui manquait deux doigts à la main gauche... - « Dettes de jeu... ou mécanicien très maladroit. », se dit Jay.
- « Whisky, pur malt. », grogna-t-il.
- « Et laisse la bouteille. » ajouta-t-il en lâchant un billet de 100 plié en deux dans le sens de la longueur entre les flaques de bière du comptoir.
Le barman s'exécuta sans un mot.
La brûlure de la première gorgée d'alcool commença tout de suite à dissoudre la poussière du voyage dans sa gorge sèche.
Il tournait le dos à la salle, contrairement à son habitude, ses ennemis étant plutôt du genre à arriver par derrière. Mais ici, le grand miroir crasseux au dessus du bar lui donnait une bonne vue du reste de la salle. Son reflet lui renvoyait son regard perçant bleu acier, son visage carré et tanné par une vie de baroude. Il pourrait probablement faire avec un bon rasage.
- « La gueule que Marlon Brando aurait voulu avoir... » plaisanta Jay, pour lui-même, quand, il le vit... Caïn.

L'imbécile n'avait même pas essayé de se cacher. Il était assis en plein milieu, sous la lumière, de trois-quart par rapport à Jay, pour faire face à la porte. Il avait dû louper l'entrée de Jay, occupé à s'allumer une de ses cigarettes bon marché... Sale habitude, fumer. Il buvait une bière européenne de base ; il avait toujours pensé que ça faisait classe.
Caïn. Brute par habitude et sadique par goût. Caïn, tueur de métier.
- « Du fameux duo comique Abdel et Caïn... », murmura Jay, ne le quittant pas des yeux.

Il y a longtemps, un petit boss mafieux – qu'il repose avec les crabes – avait trouvé malin de les associer. Abdel Benkhalem, un algérien favorisant les techniques orientales et les lames de scalpel, et cette jeune armoire à glace sans nom ; c'était il y a plus de17 ans. On avait rapidement commencé à les surnommer Abdel et Caïn, ça faisait marrer, mais jamais très longtemps en leur présence. Et lui, il avait juste accepté son nouveau surnom, sans comprendre et sans broncher. La dernière fois que Jay avait croisé Abdel, il s'était assuré que ses putains de scalpels seraient la dernière chose qu'il verrait, de très près... Si Caïn avait une quelconque rancune pour la mort de son partenaire, il avait été assez professionnel pour ne pas la montrer et si il était là pour lui ce soir, c'est que Jay avait un contrat sur sa tête. Mais qui ?
Les frères Chianti¹ ? Alvarez et son gang ? Ou même ce bon vieux Nic, en dernier cadeau posthume ?

Jay pouvait voir le renflement du blouson de Caïn, indiquant la présence de son éternel Beretta 92F, souvenir de l'armée. Il devait aussi avoir son stupide couteau Rambo à la cheville, complet avec boussole et allumettes. Ça faisait toujours rire, jusqu'à ce qu'on réalise qu'il s'agissait quand même d'une lame en acier de 23cm que ce maniaque gardait suffisamment aiguisée pour pouvoir couper un cheveux en deux, dans le sens de la longueur...
Soudain, Caïn tourna la tête.

Dés que leur regard se croisent tout va très vite. D'un geste vif Jay lance la bouteille de whisky avec précision et semble partir à sa poursuite. Caïn est obligé de lever la main qui se dirigeait déjà vers son arme pour se protéger le visage. Le projectile explose sur son avant-bras. Cette manœuvre est suffisante pour que Jay couvre les cinq mètres qui les séparaient. D'un seul mouvement, il retourne la table et s'empare du cendrier en verre, qu'il fracasse sur la face du tueur. Profitant de sa surprise, Jay lui agrippe le bras droit, toujours à demi-levé, et le lui coince violemment derrière la nuque, lui écrasant la trachée avec son propre biceps. Il y a un bref moment de statu quo alors que la brute commence à s'asphyxier lentement, le genou de Jay sur sa poitrine ne l'aidant pas du tout. Avec la rapidité du cobra, la main gauche de Jay intercepte celle de Caïn qui tentait d'atteindre le fourreau à sa cheville. Une brève torsion du poignée est accueillie par un craquement satisfaisant. Caïn ne peut retenir un grognement, alors que la douleur déforme son visage. Une forte poussée vers le bas finie le mouvement, faisant passer le couteau au travers de son fourreau et de la botte pourtant épaisse de Caïn, clouant son pied gauche au plancher sales...

Maintenant sa poigne d'acier, Jay lui demanda à l'oreille :
- « Qui t'envoie ? »
Ses yeux à demi révulsés dans son visage bouffi déjà violet, Caïn réussit quand même à cracher dans un sourire :
- « J'ai vu de la lumière...
- Pas d'chance. C'est l'extinction des feux. », prononça Jay, comme une sentence et raffermissant sa prise.
Quand il entendit le déclic d'un fusil de chasse qu'on armait, Jay réagit en un dixième de seconde, son instinct de survie légendaire prenant le relais, et il fit une volte au-dessus de Caïn tout en lui prenant son arme. La chevrotine s'écrasa sur la poitrine de Caïn dans un bruit flasque et humide de viande froide. Il ne respirait déjà plus. À couvert derrière le cadavre massif de son adversaire, il suffit d'un seul coup à Jay pour abattre le barman, d'une balle de 9mm en plein milieu du front. Après un instant d'hésitation, il s'écroula comme 130kg de cuir mouillé derrière son comptoir.

Jay devait retourner en ville.
Il pouvait laisser les choses en l'état. Les clients du Heli's n'aimaient pas qu'on change leurs habitudes surtout pas les forces de l'ordre. Quelques heures plus tard, les corps se retrouveraient loin dans le désert où même les vautours n'attireront pas l'attention ou sous 50 tonnes de roche à la carrière locale. Il espérait seulement que quelqu'un penserait à nettoyer le sang et le mélange cervelle-os du miroir...
Il avait un paquet de questions qui avait besoin d'un paquet de réponses.
Juste après avoir démarré sa moto d'un coup de pied puissant, il eut une dernière pensée pour Caïn, dans le ronronnement de son fidèle V-twin...
- « Je me demande quel était son nom ?... »
Il mit les gaz et l'engin s'élança vers le soleil couchant, sur la route poussiéreuse.
- « Didier. Il avait une tête à s'appeler Didier. »


The End


¹ Alfonso et Federico Giacometti, deux baronnets de la drogue qui avaient fait passer l'entreprise viticole de papa dans l'import-export, spécialisé héroïne/cocaïne. À coups de 100g par bouteille, l'osier et le vin rendant les sachets invisibles et indétectables, même pour les chiens, ça vous faisait quand même la caisse à plus d'un kilo de dope pure. Lors de leur dernier deal, Jay était parti plus riche d'une mallette de biftons et les frangins étaient restés avec trois entrepôts en flamme. Ce sont des choses qui fâchent.

lundi 29 juin 2009

Rouge bulletin



Jeu n°66
:
Thème imposé : la fin de l'année scolaire.
Phrase finale imposée : J'ai pensé : "Il doit avoir ses raisons".
Avec l'obligation d'insérer au moins un mot étranger (les anglicismes courants étant refusés).



Chaque année c'est pareil. Plus qu'une semaine à tirer et paf ! d'un seul coup mon bureau se retrouve envahi, submergé par la paperasse : cahiers, formulaires, rapports et bien sûr... les bulletins. Ces saletés de bulletins pour des parents qui ne veulent pas comprendre et des mômes qui s'en foutent...
« Votre fils n'avait aucun espoir de réussir depuis le début, cette fin d'année en est la preuve retentissante ! »
Boum, suivant !
De toutes façons on s'en rendait bien compte que quelque chose allait craquer cette année, avec toutes les nouvelles consignes, les nouvelles directives du Ministère... le système est pourri à la moelle. Et pour une fois, Monsieur le Directeur est de mon coté... une bonne surprise ça...
« Your son is so thick that he became the wall of ignorance on which his classmates leaned for support. »
Après tout, pourquoi je leur simplifierai la tâche, aux parents d'élèves ? Ah ! Parlons-en des parents d'élèves et leurs soirées-séances de torture... « C'est comme aller au front... avec moins d'espoir », il disait Bertrand. Pauvre Bertrand, c'est moche ce que lui a fait l'Académie... « On ne peut pas inculquer les mathématiques à coup de ceinturon, M. Préchard !»... et hop, à la porte, retraite anticipée, on étouffe bien l'affaire, on graisse la patte des parents... « Inadmissible » qu'ils disaient, alors que ça se voyait qu'il était à bout, Bertrand... et puis, ça n'était arrivé qu'une fois... J'ai entendu dire qu'il s'était pendu dans sa maison de repos... mais on entend tellement de choses ici.
« Glückwünsche ! Er ist dumm. »
Oups, je m'égare... Allons, un peu de concentration Jean-Pierre, tu as presque finit.
Haha, pour un peu, ça me ferait marrer, même aujourd'hui...
Quoi ?!! On peut plus rire tranquille ?! Toujours les mêmes, toujours les trois du fond... et qu'est-ce qu'elle a à geindre comme ça ? Ah tiens, non, les deux du fond, ils n'ont pas réussi à arrêter l'hémorragie...
Bon, de retour au boulot. Au moins, elle ne pleurniche plus maintenant .
« Terminale est la pensée qui me vient spontanément quand j'évoque votre fille. »
Mes doigts effleurent machinalement le métal encore brulant, une onde de douleur satisfaisante me parcours le bras. Et je ricane bêtement parce que ça sent un peu le cochon grillé. Mais c'est vrai, c'est marrant ; j'ai comme un tressaillement imperceptible dans l'index droit à chaque fois que je m'en approche, c'est fou ces choses qui vous deviennent naturelles... Et mon petit dernier, il en est où ? Position fœtale au fond de la classe , c'est-y pas mimi ? Parfait. Il gémit tout doucement. C'est joli, ça me détend...
Plus qu'un bulletin.
Et deux balles dans le chargeur, une dans la chambre, juste ce qu'il faut. On attends plus que Monsieur le Directeur et ding-dong, l'école est finie... Ça fait bien 20 minutes qu'il est parti dans la salle des profs pour une dernière réunion. Ça ne devrait plus être très long. Je me demande bien où il a trouvé le hachoir, sûrement pas au réfectoire...
Du couloir me parviennent les derniers échos des derniers cris, qui meurent aussi...
Je n'aurais jamais imaginé que c'était son genre... Quand je l'ai vu arriver, je me suis dit, qui pourrait préférer les armes blanches aux armes à feu ? Et puis... J'ai pensé : Il doit avoir ses raisons.


jeudi 4 juin 2009

2009



2009 ne s'est pas présentée sous les auspices les plus glorieux ; le monde est en crise, l'économie est au fond du couloir à droite et la France, comme toutes les autres, se noie dans le marasme d'une débâcle socio-économique, étranglée de grèves et de manifestations d'une populace en colère qui blâme un gouvernement despote et incapable qui à son tour pointe un doigt accusateur au reste de la planète... et pourtant, tout cela ne me concerne en rien, et pas que pour des raisons géographique (c'est la merde ici aussi). L'empire américain peut continuer de chuter, le monde s'écrouler et l'homme retourner à l'âge de pierre, je m'en moque, comme disait Coluche : « La misère du monde n'est pas de dimension humaine. », moi je fais dans le petit... et tous les jours je pleure, égoïste et misérable, sur mes malheurs à moi, sur nos malheurs à nous, dans la hantise de la prochaine mauvaise nouvelle.
Il y a déjà cinq mois, il y a seulement cinq mois, j'ai perdu mon père. Les circonstances de son décès furent autant traumatiques pour ma mère qu'elles furent brusques et inattendues ; il nous a bien laissé comme des cons sur ce coup là, mon papa. Me connaissant, je vous raconterai sûrement un jour, mon père, tout...
Un mois plus tard, ma fille perdait son autre grand-père, victime du crabe leucémique et sinistre qui lui rongeait l'intérieur depuis quelques années.
Ensuite, nous avons enterré la petite grand-mère de ma femme, à qui la vie n'aura épargné aucune humiliation, jusqu'à la fin. Nous avons mis nous-mêmes son cercueil en terre, mes beaux-frères et moi.
La semaine suivante, nous avons appris que la meilleure amie de ma femme, sa demoiselle d'honneur, a été diagnostiquée avec un cancer imbécile et mal placé qui, si elle s'en sort, aura quand même détruit dans l'œuf son rêve d'une grande famille, son rêve d'enfants qui courent...
Tout devient disproportionné... Il y a un mois, le chien de Barry est mort. Et je pleure.
Un week-end, une presqu'amie nous annonce que sa petite Héloïse n'aura vu le jour que pour y mourir. Et moi, impuissant, je pleure.
Une amie chère, veuve depuis trois ans, décide de regoûter à la vie et à ses plaisirs, fatiguée de prendre son corps pour un mausolée... et se retrouve obligée de détruire l'enfant qui ne devait pas être. Elle en rit amèrement, je laisse mes larmes m'engloutir.
De loin, je vois ma petite maman qui tourne en rond et qui s'enlise, trop loin de moi.
De loin, je vois dans le regard inquiet de ma fille la question : “Qui vais-je encore perdre ?”, trop loin de mes bras.
Ici, je vois la peine de ma femme et des siens, des miens.
Et partout je ne vois que peine et chagrin.
2009 m'a déchiré l'âme. Je hais 2009. 2009 peut aller se faire foutre.



Et bien sur, avec tout ça, un peu dépressif mais je tiens le coup, je me chope le syndrome de la page blanche. Tout sec dans le dedans.
Mon cerveau n'a jamais été comme une de ces grandes commodes, où on peut décidé d'ouvrir le tiroir du bas plutôt que celui du haut, et d'en tirer ce que l'on veut, malheureusement non. Je l'ai toujours imaginé comme une immense gare à une seule voie, tant que le train à quai n'est pas parti, le suivant ne peut pas entrer ; et pour l'instant, c'est l'embouteillage, la grève. Le texte en gare est un texte joyeux et je ne le suis pas.
2009 m'a volé mon sourire.